mercredi 22 mars 2017

DES QUE LE PRINTEMPS REVIENT...

Il paraît que les filles sont jolies dès que le printemps revient, mais alors,  que dire des jardins?
C'est la magie toujours renouvelée des floraisons, des débourrages, du vert tendre des jeunes feuillages. Certaines années, on a l'impression que ça n'arrive pas, et puis... soudain c'est l'explosion.
Le prunus Kojo No Mai n'attendait que ça.
 La pivoine arbustive gonfle ses boutons. Cette année, j'en compte sept.
 Sur le muret, ce sont les fleurs de rocaille qui s'illuminent: Thlaspis,
 aubriètes arrivées du jardin de ma mère en Haute-Loire.
Un pseudowintera colorata, des épimediums, pas de doute: c'est le coin des belles plantes oranges!
 Le seringat "Aureus" accorde son coloris à une touffe de graminées.
 Ben! T'es encore là, toi? 
Une de mes scènes favorites: au pied d'un bouleau le feuillage des épimediums, les primevères doubles bleues, la bruyère dont les jeunes pousses orange vif ne vont pas tarder à apparaître, une azalée encore discrète, mais orange elle aussi, et pour un peu plus tard en saison des digitales, que je laisse se ressemer toutes seules depuis des années.
Autre vue que j'adore: l'allée qui serpente au fond du jardin, ce que j'appelle le coin des bouleaux. 
 Les hellébores n'ont pas dit leur dernier mot.
Le bois acajou du stephanandra Tanakae ne passe pas inaperçu. Il fleurira en grappes blanches et mousseuses.
Je vous présente une des nouveautés du jardin, plantée à l'automne dernier: le physocarpus "Amber Queen". Son feuillage fait sensation! 
 Ceci n'est pas un érable du Japon, mais le sureau "Black Lace", dont on aperçoit déjà les bouquets de fleurs.
Les  cognassiers du Japon rivalisent de luminosité.
 Le jardin blanc s'étoffe: un magnolia stellata me faisait envie depuis longtemps. Je me suis décidée à en adopter un à la fête des plantes d'Andel le weekend dernier. 
A son pied, deux primevères d'un blanc pur.
Encore une nouvelle venue tout droit d'Andel: une ronce.
C'est la très belle Rubus cockburnianus "Goldenvale". Son bois rouge est couvert d'une pruine blanche, et l'ensemble rend un effet rose magnifique. De plus son feuillage est doré, et censé le rester toute la saison.
Je l'ai installée non loin de la Sorbaria sorbifolia "Sem", en espérant que la liaison visuelle se fera bien entre leurs coloris.
Et voilà! La petite promenade printanière est terminée pour cette fois.
Le temps est aux giboulées de grêle, alors aujourd'hui ce sera maison, copains, et bugnes! 
Comment? Vous ne savez pas ce que c'est? Il manque quelque chose à votre culture gastronomique.


Bonne semaine au jardin!

mercredi 1 mars 2017

J'VEUX DU SOLEIL!


Vous connaissez et aimez sans doute comme moi la chanson de 'Au p'tit bonheur'. C'est vrai qu'on l'espère, ce soleil qui réveillera le bel endormi, notre jardin.
Et pourtant, la pluie est nécessaire. La situation en Bretagne laisse à désirer côté nappes phréatiques, alors voyons un peu plus loin que le bout de notre nez et apprécions l'eau qui tombe du ciel.
Le bain d'oiseaux est passé en mode "remplissage automatique".
Pourquoi se plaindre, alors que la mare est pleine? Cet été, lorsque le niveau sera dangereusement bas, je regretterai les pluies continues de cette fin d'hiver.
Le spectacle des ornières remplies d'eau ne nous avait pas été offert depuis des mois!
Je me faufile entre deux averses pour évaluer les dégâts du gel de la mi-janvier. Moins cinq degrés sept nuits de suite! J'ai même pu admirer le port de Paimol pris par la glace mais mon appareil photo était resté à la maison, et le lendemain lorsque j'y suis retournée il ne restait presque rien. Vous devrez donc me croire sur parole!
L'aeonium "Schwarzkopf, un des fleurons du jardin japonais, a bien dégusté. Toutes ses feuilles ont gelé, ainsi que le bout des tiges.
MAIS... Les bourgeons de remplacement pointent déjà et je pense qu'après une petite taille pour le débarrasser de ce qui est mort, il redeviendra encore plus beau.
 De petites succulentes offertes par un ami et dont j'ignore le nom arborent de magnifiques couleurs, car le gel a fait rougir leurs feuilles. Les fleurs pointent déjà le bout de leur nez.
Les autres plantes du jardin japonais semblent se porter bien et s'éveillent, chacune à son rythme. Les hellébores ont bien fleuri et les arabettes éclairent déjà ce coin. 
 Les jolies crassulacées violacées répondent avec bonheur aux hellébores.
 L'helxine va m'obliger à intervenir pour préserver l'espace vital de ses voisines. Elle garnit le pied de l'érable "Emerald Lace', dont j'attends l'apparition des jeunes feuilles avec joie.
Pluqs loin dans le jardin, d'autres hellébores prolongent leur floraison parmi les bruyères ou les graminées.
Le pin mugo "Winter Gold" nous fait encore profiter de sa lumineuse couleur d'hiver, avant de retrouver le vert pour la belle saison. 
 Et comme nous sommes aujourd'hui le 1er mars, premier jour du printemps météorologique, voici des signes qui ne trompent pas:
Le groseillier à fleurs "White Icicle" commence son épanouissement
 et le daphne odora termine la sienne en compagnie des narcisses.

 Que le printemps soit joyeux et coloré dans vos jardins et dans vos cœurs!

samedi 31 décembre 2016

BONNE ANNÉE!

Le dernier soleil de l'année 2016 s'est levé sur un jardin pris par le gel et les brouillards givrants. Spectacle rarement saisi dans mon objectif!
Pour une fois, la campagne bretonne se pare des fleurs de givre qui me font tellement rêver dans les jardins de graminées en hiver.
Les premières apparaissent dès mon lever: elles brodent sur les velux des feuillages et des motifs baroques .
 Je conserve tout l'hiver les ombelles sèches de fenouil sauvage pour fournir des graines aux oiseaux et un abri aux insectes, et aujourd'hui pour admirer leur légèreté givrée.
La mare figée s'est transformée en miroir dépoli. 
Une larme de rosée gelée goutte  sous les petites pommes de "Evereste".
 La lueur diffuse du soleil qui ne réussit pas encore à percer la brume donne un air fantomatique au jardin.
Sur la table où j'ai installé le pique-je-ne -sais-quoi qui sert de pique-pommes, les mésanges ont essayé et immédiatement adopté ce restau végétarien et bio.
Prenez de forces, les petites! La nuit prochaine risque d'être très froide aussi.

Je vous souhaite à tous une bonne année, tout particulièrement dans vos jardins où de nombreux plaisirs vous attendent de pied ferme pour 2017.




vendredi 23 décembre 2016

LUMIERE HIVERNALE

Il ne se passe pas grand chose en ce moment au jardin, tout du moins en apparence, car sous terre le travail est intense.
Les jours sont courts (quel scoop!) et le soleil, même lorsqu'il est présent, ne s'élève pas beaucoup. Sa lumière rasante embellit les espaces noyés de rosée.
Les traverses luisent dans la brume et nous guident vers le soleil levant.
 Pas de gelée ce matin, mais les perles de rosée blanchissent la pelouse.
 J'ai pris plaisir à installer un joli petit cyclamen sur une table devant l'entrée de la maison. J'aime énormément ce feuillage marbré de blanc qui reste beau très longtemps après la disparition des fleurs.
Un objet chiné au gigantesque vide-grenier de Lanvollon sert de pique-pommes et a été essayé et approuvé par les merles.
Des pommes, il en reste une par-ci par-là,  que le vent n'a pas réussi à décrocher. 
Faisons le tour de l'arbre... 
Les merles ont commencé à s'occuper de celle-ci.
Tout au fond du jardin, le liquidambar n'en finit pas de  brûler au bout de l'allée. 
Non loin de lui, le melianthus major arbore toujours son feuillage bleuté sur fond de brume.
Certains trouvent son odeur désagréable, mais pour moi elle évoque la cacahuète. (Et j'aime ça!)
Le petit pinus mugo "Winter Gold", banalement vert à la belle saison, vire à l'or dès que la température descend et conservera cette couleur jusqu'au retour des beaux jours.
Je l'ai associé à des carex "Bronze" et à un cornus "Bâton Rouge".
L'ambiance hivernale pourrait suffire à parer le jardin pour quelques mois, mais ce serait oublier que nous sommes en Bretagne, et chaque journée de douceur fait du pied au printemps.
Les schizostylis s'obstinent,
 Les campanules rivalisent avec eux,
et les primevères  n'ont qu'une idée en tête: prendre de l'avance.
Bientôt le daphne odora aureomarginata va embaumer ce coin de jardin.
Voici le paresseux de l'année: plus d'un mois de retard par rapport aux années précédentes! C'est le camellia sasanqua "Yume", dont les couleurs fraîches et vives éclairent tout l'hiver.
Sa floraison extra-longue va aller jusqu'au mois de février, voire début mars. Pas mal, non? Je l'ai installé en vue depuis la maison afin d'en profiter chaque jour et par tous les temps.

Joyeuses fêtes à tous!
A l'année prochaine!