mardi 25 avril 2017

PURIN D'ORTIES

Il a défrayé la chronique il y a quelques années, lorsque de grands groupes de requins  fabricants de pesticides chimiques produits phytosanitaires (Ouf! C'est dur la bien-pensance!) ont tenté de l'interdire, prétextant son absence d'évaluation scientifique complète. 
AH! AH! AH! C'est qu'ils nous feraient bien rire si on ne pleurait déjà devant le secret et la désinformation qui sont de mise chez les Monsanto et consorts.
Enfin, bref: je fabrique toutes les années mon purin d'orties.
Rien de plus simple:
1 - Repérer un joli massif d'orties. Et c'est là qu'on se dit qu'on a bien fait d'en conserver un peu dans un recoin du jardin. 
D'UNE PART, elles abritent les pontes de papillons parmi les plus beaux de nos contrées: vulcain, paon du jour, petite tortue,... 
 
Pour en savoir plus: http://urticamania.over-blog.com/article-les-papillons-de-l-ortie-51552283.html
D'AUTRE PART,essayer de faire du purin d'orties sans orties est voué à l'échec.
2 - Cueillir les orties sans fleurs mais avec des gants. (Ça, c'est un zeugma, et il est de moi)
Avant l'apparition des fleurs, c'est important, à moins que votre amour des belles-dames vous pousse à ensemencer tout votre jardin avec des graines d'orties, ce dont je doute.
3 - Remplir un seau en plastique et non en métal de feuilles grossièrement hachées au sécateur puis ajouter de l'eau à ras bord.
4 - Attendre environ deux semaines (ça dépend de la température ambiante) en remuant tous les jours le mélange avec un bâton. Lorsqu'il n'y a plus de bulles qui remontent à la surface, le purin est prêt.
Pour l'utiliser, il faut le diluer à 10%, soit un litre de purin pour un arrosoir de 10 litres.
Je m'en sers pour arroser les rosiers en mouillant bien les feuilles. Ça fait un engrais foliaire et une prévention contre les maladies. 
J'arrose également les plants du potager qui demandent de l'azote pour se développer, c'est à dire tous les légumes dont on consomme les feuilles.
Et s'il m'en reste je le déverse sur le tas de compost, dont il accélère la maturation.


Alors, à vos gants, à vos sécateurs, et à vos orties!


dimanche 23 avril 2017

THYM ODORANT

C'est la pleine floraison pour les deux pieds de thym qui garnissent la plate-bande d'aromatiques.
Les bouquets mauves se sont épanouis et forment un dôme rebondi.
Les butineuses sont à l'oeuvre. Je crois reconnaître les abeilles noires de ma voisine, une variété d'abeilles propre à la Bretagne et plus particulièrement à l'île d'Ouessant (mais aussi à Groix et à Belle-Île). Comme elles y sont les seules présentes, elles sont protégées par l'interdiction de l'introduction d'autres abeilles du continent.  En effet, les abeilles d'Ouessant sont reconnues pour la pureté de leur variété, leur ardeur au travail, leur résistance, leur absence de parasites ou de viroses, ce qui en fait une souche précieuse pour les apiculteurs. Mais tous ces avantages ne les empêchent pas d'être mises en danger par les pesticides, comme leurs sœurs partout dans le monde.
Tout ça pour vous dire que j'ai fait très attention à ne pas me faire piquer lorsque j'ai cueilli du thym pour parfumer le poulet du dimanche!
Et je peux ajouter qu'on s'est régalés!

Bonne semaine au jardin!




mercredi 19 avril 2017

ECLOSIONS

Ça se bouscule au portillon!
J'ai du mal à suivre, tant les fleurs éclosent à vive allure. Vous croyez qu'elles feraient ça les unes après les autres? Que nenni! Elles s'y mettent toutes en même temps si bien que la jardinière photographe ne sait plus où donner de l'objectif et craint de ne pas tout voir.
Un petit tour de jardin, ça vous dit?
La pivoine arbustive rapportée de mon ancien jardin se porte on ne peut mieux. C'est un ravissement d'observer les étapes de son épanouissement.
Ne la trouvez-vous pas terriblement romantique dans la brume du petit matin?
 Rapporté également de la région stéphanoise, voici un fothergilla major qui souffrait beaucoup de la sécheresse. Il semble s'être très bien fait au climat breton et émet de nouvelles pousses en grande quantité. Sa floraison est charmante, mais il connaît une nouvelle heure de gloire à l'automne, lorsque tous les tons de rouge, orange, jaune, violet embrasent son feuillage.
Le mignon géranium pyrenaicum "bill wallis" a ouvert sa première fleur. Les boutons sont nombreux et il illuminera le pied du parrotia persica jusqu'en novembre.
Les achillées et les jacinthes des bois se partagent le muret et prennent la relève des aubriètes qui vont bientôt faner.
J'adore les euphorbes!
Je vous présente la sombre "Black Bird"...
... et la claire "Tasmanian tiger".
Le brave petit prunus glandulosa alba plena fleurit vigoureusement, malgré toute la souffrance qu'il a endurée avec la sécheresse de l'été dernier. Il est planté à la mi-ombre des chênes. A l'automne prochain je vais peut-être le déplacer vers le jardin blanc, où il sera plus au soleil, mais connaîtra moins de concurrence racinaire.
Le pyrus salicifolia pendula m'a fait faire du souci durant ses premières années. Je pense qu'il n'aime pas trop mon terrain au sous-sol argileux et imperméable, gorgé d'eau en hiver. Mais il s'y est fait sa place petit à petit et grandit tout doucettement année après année. 
Un autre arbuste qui a mis un peu de temps à s'installer mais prend maintenant une belle ampleur, c'est le viburnum plicatum "Shasta". 
Ses bouquets floraux se détachent bien au-dessus des branches horizontales.
De verdâtres au début, ils deviennent d'un blanc pur au fil des jours. Je craignais un peu que la sécheresse de l'été dernier l'ait trop malmené pour qu'il produise une grande quantité de boutons, mais il n'en est rien.
Photo de l'an dernier!
 Les camassias sont des bulbeuses assez peu connues, et pourtant, qu'elles sont faciles à installer au jardin!
Elles se multiplient toutes seules à toute vitesse et leurs étoiles  bleues font très "ambiance printanière". La durée de floraison est certes assez courte, mais elle intervient à un moment où les autres bulbeuses de printemps sont un peu en bout de course, et où les vivaces et les rosiers n'ont pas encore démarré. Elles existent en bleu et en blanc. J'ai des blanches installées ... au jardin blanc bien sûr, mais elles sont plus tardives et je ne peux vous les faire voir déjà.
Enfin, le printemps en Bretagne est la saison des céanothes. 
En voici un panaché de jaune, à la floraison bleu ciel débutante. Je suis obligée de couper régulièrement des branches toutes vertes pour éviter qu'elles ne reprennent le dessus, mais je le trouve très beau et cela vaut bien ce petit travail.
 Le classique "Concha" aux fleurs bleu marine est installé près de la maison. 
Au fil du temps ses boutons pourpres s'épanouissent en fleurs bleu violacé.
Tout n'est pas rose cependant dans la nature, et certains doivent mourir pour que d'autres vivent.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir terminé sur une note que certains trouveront cruelle, et je vous souhaite

UNE BONNE SEMAINE AU JARDIN!




lundi 10 avril 2017

FETE DES JARDINS A TREVENEUC

C'était les 8 et 9 mars, et je m'y suis rendue le samedi, pour profiter des stands encore bien garnis, et pour rencontrer Maryline qui venait ce jour-là. 
Deuxième édition seulement pour cette fête, mais elle promet de durer de nombreuses années tant son succès est grand et les exposants intéressants. De plus, ils ont la chance des débutants sans doute, car le temps a été à chaque fois magnifique.
Le thème de ce printemps était la vannerie.
De nombreux stands présentaient des paniers, corbeilles, tuteurs, et toutes sortes d'objets décoratifs.
 La déco de métal était bien présente aussi.
Le Jardin de Gwen propose des plantes solides et belles, et le pépiniériste n'est pas avare de conseils. C'est un passionné qui apporte beaucoup de chaleur et d'authenticité dans son contact avec les acheteurs. 
Les visiteurs se pressent autour du magnifique stand d'acer japonicum. Il y a de beaux sujets, mais vu leur âge ils sont un peu chers, et je préfère acheter des arbres plus jeunes qui grandiront chez moi. Leur croissance est finalement plutôt rapide, je trouve.
C'était pourtant tentant, non? 
Alors, qu'ai-je rapporté de Tréveneuc?
Des épimediums: E. Rubrum 
et E. Warleyense, tous deux déjà en place.
N'est-il pas adorable?
Un aruncus dioicus dont Sébastien du Jardin de Gwen, m'a promis qu'au bout de deux ou trois ans il monterait à 1 mètre cinquante.
Un iris confusa, aussi surnommé "iris bambou", en raison de la longue tige au bout de laquelle s'épanouira une hampe de fleurettes bleu ciel.
photo Internet "Jardin de Besignoles"
Un iris ensata "Rose Queen "
Photo Pép. La Roche Saint Louis
Et puis deux cadeaux de Maryline: un leycesteria formosa (arbre aux faisans)
et un hydrangea ayesha aux fleurette rappelant les lilas.
Merci chère Maryline! T'es vraiment trop mimi! 
Leur plantation est en cours.

 J'ai rapporté aussi de cette belle journée ensoleillée quelque chose que je ne vous ferai pas voir en photo: un superbe coup de soleil sur le nez et les joues! 
Aïe, aïe, aïe! Je me suis fait avoir comme une débutante en climat breton!

Bonne semaine au jardin!

mercredi 22 mars 2017

DES QUE LE PRINTEMPS REVIENT...

Il paraît que les filles sont jolies dès que le printemps revient, mais alors,  que dire des jardins?
C'est la magie toujours renouvelée des floraisons, des débourrages, du vert tendre des jeunes feuillages. Certaines années, on a l'impression que ça n'arrive pas, et puis... soudain c'est l'explosion.
Le prunus Kojo No Mai n'attendait que ça.
 La pivoine arbustive gonfle ses boutons. Cette année, j'en compte sept.
 Sur le muret, ce sont les fleurs de rocaille qui s'illuminent: Thlaspis,
 aubriètes arrivées du jardin de ma mère en Haute-Loire.
Un pseudowintera colorata, des épimediums, pas de doute: c'est le coin des belles plantes oranges!
 Le seringat "Aureus" accorde son coloris à une touffe de graminées.
 Ben! T'es encore là, toi? 
Une de mes scènes favorites: au pied d'un bouleau le feuillage des épimediums, les primevères doubles bleues, la bruyère dont les jeunes pousses orange vif ne vont pas tarder à apparaître, une azalée encore discrète, mais orange elle aussi, et pour un peu plus tard en saison des digitales, que je laisse se ressemer toutes seules depuis des années.
Autre vue que j'adore: l'allée qui serpente au fond du jardin, ce que j'appelle le coin des bouleaux. 
 Les hellébores n'ont pas dit leur dernier mot.
Le bois acajou du stephanandra Tanakae ne passe pas inaperçu. Il fleurira en grappes blanches et mousseuses.
Je vous présente une des nouveautés du jardin, plantée à l'automne dernier: le physocarpus "Amber Queen". Son feuillage fait sensation! 
 Ceci n'est pas un érable du Japon, mais le sureau "Black Lace", dont on aperçoit déjà les bouquets de fleurs.
Les  cognassiers du Japon rivalisent de luminosité.
 Le jardin blanc s'étoffe: un magnolia stellata me faisait envie depuis longtemps. Je me suis décidée à en adopter un à la fête des plantes d'Andel le weekend dernier. 
A son pied, deux primevères d'un blanc pur.
Encore une nouvelle venue tout droit d'Andel: une ronce.
C'est la très belle Rubus cockburnianus "Goldenvale". Son bois rouge est couvert d'une pruine blanche, et l'ensemble rend un effet rose magnifique. De plus son feuillage est doré, et censé le rester toute la saison.
Je l'ai installée non loin de la Sorbaria sorbifolia "Sem", en espérant que la liaison visuelle se fera bien entre leurs coloris.
Et voilà! La petite promenade printanière est terminée pour cette fois.
Le temps est aux giboulées de grêle, alors aujourd'hui ce sera maison, copains, et bugnes! 
Comment? Vous ne savez pas ce que c'est? Il manque quelque chose à votre culture gastronomique.


Bonne semaine au jardin!